
Le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) regroupe l’ensemble des acteurs de la filière bourguignonne : vignerons, coopératives et négociants-éleveurs. Reconnu par l’État, il constitue l’organe central de représentation, de régulation et de promotion des vins de Bourgogne.
Son champ d’action couvre l’ensemble des appellations d’origine contrôlée de la région. Il fonctionne selon des principes de parité entre production et négoce, de recherche du consensus, et de représentation professionnelle.
Voilà pour la version officielle, qui pourrait être la même pour toutes les interprofessions ! La suite n’est pas meilleure, avec la définition des missions :
- Défendre les intérêts collectifs des vins de Bourgogne (on s’en douterait),
- Définir les orientations techniques, économiques et commerciales de la filière,
- Conduire les actions de recherche, de formation, de promotion et de communication,
- Accompagner les professionnels dans l’adaptation aux évolutions du marché et aux contraintes réglementaires.
Voilà, il semble que cela suffise en termes de blabla.
Son budget est d’environ dix millions d’euros, ce qui est peu par rapport à ce que dégage la région, mais les vins de Bourgogne se débrouillent très bien tout seuls.
Créé en 1989 à partir des différentes organisations départementales, il se distingue par l’École des Vins de Bourgogne, qui propose des formations sur le thème, oh combien complexe, des appellations et de la dégustation des vins de Bourgogne. Ce n’est qu’en 2000 qu’il met en place un centre œnologique à Beaune.
Il est coprésidé par un représentant des vignerons (récemment François Labet, qui a laissé sa place à Michel Barraud) et des négociants (Laurent Delaunay). Si la communication est plutôt réussie, ce que beaucoup de régions pourraient lui envier, sa contribution majeure fut de créer « Les grands jours de Bourgogne » qui permettent de déguster de nombreux vins pécuniairement inaccessibles tout en découvrant des appellations moins connues.
Malgré son absence de pouvoir autoritaire, le BIVB fait donc un travail de qualité où le succès des grandes appellations aide aussi au développement solidaire des appellations satellitaires : une réussite que son homologue aquitain n’aura pas accomplie !
